Pour la troisième année consécutive le Simrace-Blog s’est rendu au Nurburgring à l’occasion de la Sim Racing Expo, une nouvelle visite de ce salon dédié au matériel de simulation où j’ai pu tester de nouveaux simulateurs, de nouveaux périphériques mais aussi rencontrer pas mal de monde pour des échanges sympathiques et passionnés. Hélas le temps m’a manqué pour tout découvrir, entre les files d’attentes importantes et le temps passé a échanger avec les exposants et les visiteurs le temps a filé à deux cent à l’heure.

Mais rentrons dans le vif du sujet et, même si le lieu reste identique aux précédentes éditions, quelques changements ont été opérés au niveau de l’organisation de l’espace. En effet, plus d’espace a été consacrée au slot racing et aux voitures radio-commandés avec pour ces dernières un hall complet avec deux grandes pistes pour les pistardes et les voitures tout-terrains.

Pas de changement pour la partie compétition avec la même surface que l’an passé mais cette année les commentaires étaient en Anglais. Niveau simulateurs, on retrouve les mêmes cockpits de chez ACTORACER, des simulateurs de type seat-mover en 3 DOF, un choix qui me surprend toujours étant donné le coté polémique de ce type de système (que j’affectionne) et le fait que peu de simracers sont équipés et habitués au systèmes dynamiques. Mais belle promo pour la marque Allemande.

Venons en aux exposants ! Dès l’entrée dans les lieux c’est le stand de JCL SIMRACING qui nous ouvre les bras avec l’habituel simulateur V4 qui cette année encore restera parmi les meilleurs simulateurs de l’Expo.

Pour mémoire on a ici un châssis monté sur D-Box, mais qui en plus apporte un effet “surge” qui va bouger le simulateurs d’avant en arrière pour simuler les effets liés aux freinages et aux accélérations. Et pour encore plus de ressenti le harnais vient comprimer le torse lors des phases d’accélérations.

L’essai se déroule sur Iracing à bord de la Radical SR8 sur le circuit d’Outlon Park. Que dire à part que les sensations sont là, la rigidité du châssis apporte une précision de conduite forte et les effets de freinages sont vraiment très impressionnant. Un must have surtout que l’on avait droit à la VR pour le test !

Sur le stand était également exposé des simulateurs V2 et V4 simple (sans D-Box) et non fonctionnels, mais qui permettait de découvrir les autres châssis de la marque qui peuvent tous être transformés en grosse V4 avec D-Box et tout l’équipement associé (pédalier HE, Volant JCL Simracing…). On pouvait aussi trouver le dernier volant créé par la marque (photo ci dessous).

Mais il y avait aussi la présence de la marque Hardcore SimRacing qui était là pour présenter ses produits et notamment sa dernière création, à savoir le système de ventilation fraîchement développé qui sera d’ailleurs au programme d’une très prochaine review. Je peux cependant vous dire que la qualité est bien présente avec un gros effort apporté à la finition. On pouvait d’ailleurs tester le système sur un des châssis de la marque JCL SIMRACING. A noter que le système est disponible en simple ou double flux mais nous en reparlerons…

Mais HSR est venu avec d’autres créations comme une clé à installer dans son cockpit et démarrer son simulateur, des boutons poussoirs et autres switchs, ainsi qu’une carte USB pour connecter tous ces composants.

Dans les stands incontournables à visiter il y avait celui d’HEUSINKVELD car l’annonce d’un nouveau pédalier avait été faite juste avant l’expo il il était donc impensable de ne pas aller poser ses semelles dessus. Hélas pas de présence de boite en H sur le stand.

Le nom de cette nouvelle création, fruit d’une longue expérience en la matière, est Sim Pedals Sprint. On a ici un pédalier qui va progressivement remplacer le modèle Pro et qui diffère notamment par une couleur bleu, de nouveau pads, de nouveaux systèmes pour les pédales et une plus grande compacité avec notamment la carte électronique intégrée.

La marque a développé ses propres matériaux pour un meilleurs feeling, par exemple les butées ou les gommes interchangeables que l’on va retrouver au niveau de la pédale de frein. On aura aussi une nouvelle baseplate avec repose talon réglable en hauteur

Alors qu’est-ce que ça donne en utilisation ? Et bien je dois dire que j’ai été plus qu’étonné par le fait qu’HEUSINKVELD a réussi à faire encore mieux avec ce pédalier. L’objectif était d’avoir un feeling encore plus doux et agréable et c’est réussi, on a presque l’impression que les pédales sont dans un bain d’huile, c’est hyper agréable.

Autre chose bienvenue, la pédale de frein à gagner en précision. Sans vouloir dire que le modèle Pro ne l’étais pas, ici les gommes permettent plus facilement le freinage dégressif on est plus précis dans le lâcher de pédale. A noter qu’ici on a un Load-Cell de 120Kg pour une puissance d’appui sur la pédale de 64 Kg max.

La pédale d’accélération est très agréable et le feeling de la pédale d’embrayage présente toujours un point dur mais qui me semble moins marqué que sur le pédalier Pro. Peut-être une question de réglage mais en tout cas on a plus cette grande came qu’on avait sur le pro. C’est peut-être dû à ça ?

La marque Hollandaise a aussi développé un nouveau soft, le Heusinkveld SmartControl qui va permettre, outre le calibrage, de régler par exemple la puissance en kilo. On pourra aussi jouer sur la courbe de réponse des pédales en 6 points différents pour plus d’adaptation aux véhicules que l’on pilote. A noter que ces réglages ne vont pas interférer avec la calibration de base de la pédale.

Pour ce qui est du prix, le Sim Pedals Sprint devrait être disponible lors du dernier trimestre 2018 pour un prix de 719 €. La bonne nouvelle est que le modèle Pro est en promotion est dispo pour 599 €. Je vous laisse choisir entre prendre le Pro ou attendre le Sprint :). Je pense que je reviendrais sur ce pédalier lors de sa sortie pour une review complète, à suivre…

Passons maintenant au locaux de l’étape, à savoir FANATEC, et sa grosse actualité qu’est la sortie prochaine de ses volants Direct-Drive, le DD1 et le DD2. Vous vous souvenez qu’un community event avait eu lieu il y a quelques semaines pour montrer au monde entier la supériorité de leurs volants. Je n’avais pas été invité mais Fanatec a décidé de réitérer sa démonstration lors de la Sim Racing Expo, je vais enfin savoir… En effet un banc d’essai était en place avec 8 installations. Même configuration que lors de l’event, même combo circuit/voiture sur Assetto Corsa, pédalier V3 et pas de son pour se concentrer sur le FFB. A noter que tous les effetsdu jeux étaient à zéro sur tous les postes de pilotages. Niveau volants on avait dans l’ordre : Fanatec CSW 2.5, SimXperience  Accuforce V2, OSW Mige 20Nm, Fanatec DD1, Leo Bodnard SimSteering, OSW Mige 30 Nm, Fanatec DD1 (mais avec palettes activés) et pour finir le DD2. Pour chaque essais 3 minutes était prévu et on changeait à chaque avertissement sonore.

Après une longue attente j’ai pu faire ce tour de volants et je dois avouer rester très sceptique sur l’exercice et très étonné sur la qualité des réglages que Fanatec a réalisé. C’est hélas assez souvent le cas dans l’expo d’avoir du matériel mal réglé mais venant d’un des leaders du marché c’est plus que surprenant surtout avec l’objectif avoué de la marque de montrer son expertise dans le domaine.

Non, je ne pourrais pas vous donner un avis clair et précis, les volants étaient presque tous mal réglés, trop de force et peu de détails, même les deux DD1 présent n’étaient pas réglé pareil. Je pourrais juste dire que je ne pense pas que les DD1 et DD2 soient de mauvais volants mais ils ne semblent pas apporter de suppléments par rapport à la concurrence si ce n’est une intégration plus plug’n’play que d’autres. On n’a par exemple pas de boitier externe mais cependant une grosse alimentation. Voilà, je ne m’éterniserais pas dessus et on verra plus tard.

Mais Fanatec est venu avec autre chose dans son sac, un nouveau volant Porsche qui était exposé en éclaté afin de montrer l’assemblage et la construction de l’ensemble. Bonne note car on a ici effectivement une très belle réalisation même si honnêtement je trouve ce volant pas très joli les matériaux et les prestations offertes sont de très bon niveau, palettes magnétiques, palettes d’embrayages et deux autres petites palettes en plus. Ensuite on a un afficheurs, des boutons poussoirs et rotatifs, enfin tout ce que doit offrir un bon volant. Et d’autres modèles sont à suivre…

Dans les gros stands présents on avait la marque Italienne WAVE ITALY qui était venue pour nous montrer ses réalisations pour les simracers (volant et pédalier) mais aussi avec un simulateur de F1 sous la forme d’une coque complète, et en plus avec le halo. On va voir ce que ça donne…

Après de longs échanges j’ai enfin pu avoir la possibilité de tester ce simulateur sur lequel un challenge (payant) était organisé. Je m’installe donc à bord, dans un baquet en carbone dans lequel il faut trouver sa place. Je règle la profondeur du pédalier (réglage électrique) et on me bascule le halo. C’est enfin partit pour quelques tours du Nurburgring.

Rien que la position de conduite apporte fortement à l’immersion, on ne voit que la piste et il faut dire que finalement le halo ne gêne pas tant que ça, on voit bien ses points de corde. Autre chose intéressante, un système de compression du harnais comprime le torse dans les phases de freinage, ça apporte encore à l’immersion et heureusement parce que le simulateur dynamique n’apporte qu’un effet yaw, donc peu de forces latérales hélas et pas d’effet de route. Cependant l’expérience était bonne et on constate vite qu’une position de conduite F1 permet une force de freinage importante. Je valide malgré les quelques manques de ce simulateur.

Dans ce simulateur on retrouve le volant développé par la marque, une superbe réalisation avec tous ce qu’il faut pour piloter une F1, un affichage, une multitude de boutons mais je donnerais cependant un bémol sur la taille des poignées que j’ai trouvé un peu fine pour une bonne prise en main.

Sur le stand plusieurs postes de pilotages statiques étaient présents avec des pédaliers de la marque en position au sol ou inversée et avec deux ou trois pédales. j’ai donc fait quelques tours de roues histoire de tester le pédalier qui ici était en position inversée.

On a affaire à un modèle très imposant et avec une finition très soignée et made in Italy. Cependant, même si les prestations sont de bon niveau, je n’ai pas été emballé plus que ça. Bien sûr le test fut rapide et comme dans toutes expo on ne peut tester toutes les configurations mais pour un tarif démarrant à 1300 € je m’attendais à mieux. Peut-être un jour un test plus poussé ?

Pour la première année, SIMUKIT était présent pour nous présenter ses réalisations. L’équipe était venue avec deux simulateurs dynamiques pour deux visions différentes.

Pour mémoire, SIMUKIT est un fabricant belge qui propose des solution dans l’esprit DIY puisque c’est notamment sous forme de kit que l’on peut se procurer les produits.

Nous avions donc sur le stand un seat movers, appelé le SK1 qui dispose de 3 effets : Pitch, Roll et heave donc rotation avant / arrière, rotation gauche / droite et l’élévation qui permet de ressentir les effets de route que je n’ai hélas pas sur mon installation.

L’autre simulateur est un SK3 qui est un simulateur type plateforme, c’est à dire que l’ensemble du châssis bouge en même temps et apporte le pitch, le roll mais aussi le survirage.

J’ai eu l’occasion par le passé de tester le SK1 et le SK3 (mais sans le survirage) et j’ai était conquis par le SK1 car l’effet heave apporte vraiment un plus et même si ce n’est pas à la hauteur d’un D-Box c’est vraiment intéressant et bien interprété par le simulateur. Hélas (et je m’en veux), je n’ai pu faire un nouvelle essai pour le salon mais je reste conquis par la marque qui propose des produits abordables pour qui veut investir dans une installation dynamique.

Autre grosse marque présente, VESARO qui avait amenée son lot de simulateurs avec des installations à deux ou quatre D-Box ainsi qu’une F1 dynamique que je n’ai hélas eu la chance de tester.

Concernant les D-Box, c’est toujours un bonheur à tester et j’ai même apprécié une des installation avec seulement 2 vérins alors que certains précédents tests de par le passé ne m’avait pas convaincu

Dans les autres marques présente à cette Sim Racing Expo nous avons également eu SimLab, présent aussi pour la première année, et qui nous proposait de découvrir leurs châssis avec notamment une installation dynamique à base de D-Box. Les réalisations à base de profilé alu sont vraiment belle et on peut trouver pas mal d’accessoires comme par exemple le support PC qu’on peut voir sur les photos ci dessous.

Etant également présent RSeat avec là aussi du dynamique sur une base de châssis N1 mais c’est notamment le nouveau chassis S1 qui était présent sur le stand et dont je vous avait déjà parlé sur le blog, une réalisation simple et efficace qui diffère des production en profilé alu que l’on a de plus en plus l’habitude de voir.

La marque Portugaise IMSIM était aussi présente cette année avec deux modèles de ses simulateurs 2DOF de type plateforme qui présente toujours un superbe design et un bel équipement.

Perdu au fond de l’Expo, NEXT LEVEL RACING était présent avec un nouveau produit qui ici était combiné avec leur plateforme NLR V3 et qui apporte l’effet de survirage mais au deux extrémités du cockpit.

Là non plus je n’ai pas pu faire de tests donc je ne me prononcerais pas sur le ressenti d’un tel système mais je saluerai au moins l’innovation.

Parmi tous les exposants était aussi présent SIMTAG avec son superbe pédalier hydraulique sur la base d’un Tilton que j’ai déjà testé l’an passé et qui m’avait conquis, notamment au niveau de la pédale de frein. Une review aurait même pu être possible mais c’est hélas tombé à l’eau.

Porsche était là aussi avec son gros simulateur sur la base d’une vrai Porsche GT3 Cup, un simulateur testé l’an passé aussi et qui est vraiment terrible. Pour info tout est fonctionnel dans l’habitacle et le baquet est monté sur D-Box. Il y avait aussi deux autres simulateurs Porsche plus petit et qui tournait aussi sur Assetto Corsa.

Bien sûr on avait aussi du simulateur qui se rapproche plus du manège avec des amplitudes énormes et qui n’apporte pas beaucoup plus que de la nausée même si je serais curieux de tester ça en VR histoire de voir ce que l’on ressent.

Et même si la marque n’était pas présente, le stand Raceroom accueillait un simulateur de chez Track Time, un simulateur qui, comme le SK1 de simukit, apporte l’effet heave en plus de 2DOF habituel de seat-movers. Un simulateurs que j’affectionne tout particulièrement.

 

Et pour finir ce petit tour, notons cette année la présence d’un stand de la marque TORNET qui offre aux simracers occasionels ou en manque de place, une solution intégré à une chaise de bureau. Une bonne solution que ‘on avait pu découvrir l’an passé mais qui a bien évoluer. Bravo à eux !

D’autres marques était présente comme par exemple Motion House ou encore UpRacer  que je n’ai pu visiter et, comme chaque année, Rfactor2 était là aussi et a fait l’annonce de l’arrivé de nouvelles voitures, des F1 McLaren historique.

Et voila pour ce petit compte rendu et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition qui j’espère pourra nous permettre de découvrir plus de produits dans l’eco-système du simracing avec des shifters, freins à mains et autres button-box car il faut bien avouer que ça manque tout comme la possibilité d’acheter des accessoires sur place. Wait & see… A l’année prochaine Nurburgring !